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Les terres fertiles (2017)

Obscure lumière (2016)

Chaque atome de silence est la chance d'un fruit mûr (2016)

Miniature II (2015)

Miniature I (2015)

Concordance des temps (2014)

… comment il faut aimer (2014)

Locomusique (2014)

Pas de fumée sans feu (Trois duos) (2014)

Im Schatten (2014)

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Ferus adscendit Cyclops (2013)

Cadence pour le concerto pour Vlc en Ut de Haydn (2013)

xi ling (2012)

Tropes (2012)

a6 = At (2011)

Six Chants de Nature et d'Amour

Trois poésies d'Outre-mer (2011)

Un futur insoupçonné (2011)

Etudes de bleu (2010)

Triste merveille (2010)

d'un souffle ardent (2010)

Na ka nonoroa (2009)

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sed lex. (2007)

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Calme illimité (2006)

Instants élémentaires (2006)

Déchirure d'un temps plissé (2005)

e'l bianco more (2005)

sur Bleus (2005)

Dulwan nimindi (2004)

Story board (2003)

test2 (2003)

dfgsdfgsdfgsdfgsdfg

Litanies (2003)

Au front de la lune (2002)

« in quo mihi bene complacui » (2001)

Upon GA (2000)

Music for PCL (1999)

Cadence pour le concerto pour harpe de Boieldieu (1998)

Mille regretz (1998)

Quatuor à cordes n° 3

Cristal (1997)

Hommage à Anton Webern

Par une main éparpillées (1997)

Des rives de lumière (1997)

Quatuor à cordes n° 2 (inachevé) (1997)

Chants de l'humanité à jamais en équilibre (1997)

Sept petites pièces pour Quatuor à cordes (1996)

Upon A.D. (version brève) (1996)

Chemins du minéral (1995)

Les faibles lueurs (1995)

Quatuor à cordes n° 1

pour les 10 ans d'Aleph (1994)

Huit petites pièces pour violon (1994)

Transparences (1994)

Un Conte fantastique (1993)

Chants disparus (1992)

Pierre vive (1992)

Sinfonia di paradiso (1992)

Dentelle du Cygne (1991)

Momentanés (1991)

Des échos de silence (1991)

Chant d'aubes (1991)

Paysages à composer (1990)

Sens dessus dessous - Sans queue ni tête (1989)

Au plus profond d'un étrange rêve éveillé (1989)

Transparence d'Orlando Lasso

… par cette ligne blanche … (1989)

Marge étroite (1989)

Tsien (1989)

Or (1988)

Fragments composés (1988)

A travers le miroir (1988)

Atmen (1987)

Lamentations de Jérémie (1987)

Menus propos (1986)

Papillon du Japon (1986)

Figuration sur un ballet abstrait (1986)

Etendues (1985)

Déchiffrage pour trompette (1985)

Prisme (1985)

Huit Réfractions d'un élément musical de Bela Bartok

Une Idée obstinée (1985)

Trois instant pour deux violoncellistes débutants

Lignes (1985)

Images (1984)

Lecture (1984)

Rumeur (1984)

Passages (1984)

Au Bonheur retrouvé (1983)

Geste (1982)

Recherche (1982)

Le Chamois (1982)

Trois Duos pour violons (1982)

Triste merveille (2010)


Dirigé, Voix, Electronique

effectif : violoncelle, chœur d’enfants et dispositif électroacoustique temps-réel

durée : 20 mn

commande des professeurs et acteurs de l’Education Nationale, et de partenaires artistiques compagnons de diverses aventures de Jean-Luc Idray

 

création en novembre 2010, à la MC2 de Grenoble dans le cadre du Festival Les 38èmes Rugissants, par Valérie Dulac (violoncelle) et des enfants du collège Charles Munch de Grenoble, dir. Céline Claus

 

La partie électronique demande une diffusion en 8 points utilisant l’espace complet de la salle. Elle consiste en lectures d’échantillons et traitements temps-réel, organisés en un patch MaxMSP disponible auprès du compositeur.

 

partition et matériel : fichiers pdf  gratuits sur demande au compositeur

Aperçus de la partition

Extrait vidéo

Présentation

 

En hommage à Jean-Luc Idray.

 

    La pièce débute par un long solo de violoncelle qui, avec le dispositif électroacoustique, très lentement, ouvre l’univers musical.

    Les transformations électroacoustiques, entre le frémissement imperceptible attaché au son, et la démultiplication fractionnée des gestes instrumentaux, font résonner quelques légers nuages de  »miettes de son » qui trouveront un dernier écho une fois la forme arrivée à son aboutissement. Le propos originel de la composition trouve, très simplement, une de ses expressions musicales dans la longue descente du soliste, dont le son prend une nouvelle chair par le moyen des transformations temps réel. Les voix en émergent. Le violoncelle chemine alors avec elles dans une relecture, globalement inversée dans le temps, de sa précédente trajectoire. Durant cette lente remontée, le chant énonce la partie finale de l’homme de glaise, texte écrit par Marie Pointereau, dont voici le contenu (les passages en italiques, indispensables au sens littéraire, n’ont pas été retenus dans la composition, en fonction d’impératifs de clarté et de concision).

 

quand revint le moment

où les yeux scellés

murmurèrent

ce fut la terre

qui la première

sentant le tremblement

des paupières

acheva de gronder

crachant des jets de pierres

des immondices

des eaux

des ors

elle rendit à son sein

son bien

dans un monde

lointain

son bien

le plus précieux

il s’était nommé

homme

de chair

triste merveille

il avait été

pris

tant de fois

repris

aux déchirances

d’aimer

qu’il avait fait monter

en lui

le mépris

et le goût

d’on ne sait

quelle insoumission

quand le moment vint

où les yeux s’éveillèrent

elle le rendit

la terre

ultime souffle assouvi

elle rendit

l’homme de glaise

 

dans les ergs

mouvants où

les sépultures

maigres attendent

en signes des temps

osselets nettement

maladroits

l’archéologue

enfin

du pinceau

effleura

éparpilla

l’infime

l’infini

mouvement

souleva

l’astral atman

érigea ses poussières

 

 il y eut

des rires

égarés

quelque part

sur la voie lactée

qui rebondirent

en flots

d’écumes

et de bords de mer

juste là pour

border dans leur lit

par leurs pères

les enfantdrapés

de sommeil

juste

endormis.

 

    Dans cette partie l’électroacoustique permet notamment de prolonger la relation entre les musiciens, au delà de l’écriture, dans des parentés et influences réciproques. Le soliste prolonge seul la courbe de la pièce en retrouvant l’univers initialement ouvert.